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Intelligence économique

L’Intelligence Economique pour les entreprises 

Mondialisation des échanges, ouverture des marchés, développement des nouvelles technologies de l’information, intensification de la concurrence, complexification croissante des réglementations, ruptures technologiques majeures….autant de phénomènes concomitants qui font, de la maîtrise de l’information stratégique, une nécessité vitale pour les dirigeants d’entreprise. Cependant, face à l’abondance, voire à la déferlante d’informations dans laquelle nous vivons, comment procéder pour sélectionner les bonnes informations, celles qui conféreront un avantage concurrentiel ?

C’est l’un des objets de l’Intelligence Economique.

L’IE n’est pas une théorie d’universitaires éloignés des réalités de l’entreprise mais bien un ensemble de méthodes de travail, de pratiques à mettre en place au sein de l’entreprise pour lui permettre d’être plus compétitive, plus inventive, plus agile, et plus apte à préserver son patrimoine immatériel.

Ainsi la mise en place d’une veille stratégique planifiée et partiellement automatisée, même avec des outils simples et gratuits, permettra à l’entreprise de trouver les bonnes informations, de manière légale, puis de traiter celles-ci de manière efficace en interne. Et cela afin de permettre aux responsables de prendre la bonne décision, de mettre en place les meilleures stratégies, tout en réduisant le risque lié à l’incertitude, ou simplement prévenir la réalisation d’un risque comme l’insolvabilité d’un client.

Traditionnellement mise en œuvre dans le champ de la technologie, de la réglementation, et de la concurrence, la veille peut porter sur tous les domaines que les dirigeants jugeront stratégiques par rapport à leur métier, à leur marché. Cela peut par exemple consister à surveiller sa réputation sur les réseaux sociaux, être à l’écoute des tendances émergentes, trouver un nouveau fournisseur de composants critiques, ou saisir une opportunité liée à un appel d’offre.

 

Mais l’intelligence économique s’intéresse aussi à la manière de protéger son capital immatériel, en aidant le dirigeant à déterminer ce qui doit être protégé et comment le protéger. En effet, l’actif immatériel  de l’entreprise est composé d’éléments très divers. Certains sont facilement identifiés, comme les savoir-faire, les marques ou les brevets, et de ce fait, les outils de leur protection aussi.

D’autre sont moins évidents, moins directement identifiées comme tels, par exemple l’image de l’entreprise ou plus généralement les informations qui circulent au sein de l’entreprise.

Or, certaines de ces informations pourtant vitales pour l’entreprise, sont parfois mises à disposition de salariés, qui sans être mal intentionnés, sont simplement ignorants de leur valeur, et ne sont pas formés à les maintenir confidentielles dans leur pratique professionnelle quotidienne.

Cela peut concerner certains comportements paraissant anodins au premier abord, comme un chargé d’affaires discutant à haute voix avec un collègue d’une négociation en cours, au restaurant d’un hôtel fréquenté par de nombreux autres hommes d’affaires; ou encore un ingénieur travaillant sur un dossier technique sur son ordinateur portable dans le TGV Agen/Paris.

Mais cela concerne aussi les informations dématérialisées. Si les informations contenues dans le réseau informatique de l’entreprise sont le plus souvent protégées contre le risque d’intrusion malveillante ou de pertes liées à une mauvaise manœuvre, ces informations sont par nature  facilement transférables, par exemple sur des supports nomades telle une clef USB ou un smartphone. Or ceux-ci peuvent être perdus ou volés et les informations sensibles pour l’entreprise qu’ils contiennent avec, comme un projet de réponse à un appel d’offres, les plans d’une nouvelle machine, un fichier client, ou une note interne décrivant un projet d’implantation encore confidentiel.

Le vol ou la perte d’informations stratégiques peut se révéler un risque majeur pour l’entreprise, mettant en cause sa compétitivité, voire sa pérennité. Les risques menaçant l’actif immatériel de l’entreprise peuvent aussi consister en une communication de crise mal maitrisée, portant atteinte à l’image de l’entreprise, ou un partenariat non formalisé et sécurisé par un acte juridique adapté.

Les moyens de protection sont eux aussi très divers. Ils peuvent consister en une cartographie de l’information stratégique, suivie d’un accès restreint en fonction d’un profil utilisateur, au cryptage de supports nomades, à la sensibilisation des collaborateurs, aux comportements à risques et aux bons réflexes à acquérir, à la mise en place de dispositions juridiques spécifiques dans un contrat… Il s’agit en définitive de mettre en œuvre un ensemble cohérent de mesures de différentes natures, adaptées à la réalité de l’entreprise, et qui, articulées entre elles de manière cohérente, contribuent efficacement à réduire les risques identifiés.

Ce bref aperçu permet de comprendre que l’information est aujourd’hui une matière première stratégique en soit, qu’une pratique de l’intelligence économique permet de collecter, transformer, diffuser et protéger de manière efficace.

Cependant, au-delà de la mise en œuvre de méthodes et d’outils, l’intelligence économique c’est aussi la mise en œuvre de l’intelligence collective propre à chaque entreprise, en fonction de sa culture et de ses moyens.

 

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